Nous ne nous arrêterons pas sur ce Rosier qui est absolument semblable au précédent, dont il ne diffère que par sa fleur d’un rose un peu plus tendre, du milieu de laquelle sort, assez généralement, une autre fleur, et quelquefois une troisième du centre de cette seconde Rose. Elles s’épanouissent successivement, quoique assez mal. Dans cette monstruosité, le pédoncule est comme aplati, et muni, dans beaucoup d’indi-vidus, de bractées foliacées longues et disposées par étages, ce qui place notre Rose dans les prolifères frondeuses. On a quelquefois vu quatre à cinq boutons sortir de la tige princi-pale, ce qui est souvent déterminé par la vigueur de la végétation de l’arbrisseau. Il arrive aussi, dans les printemps secs, que le Rosier, quoique chargé de fleurs, ne donne qu’une ou deux Roses prolifères. Le bouton, dans presque tous ces Rosiers, est aplati et comme coupé au sommet.
Les Rosiers-Agathe ont produit un grand nombre de sous-variétés qui sont très-recherchées à cause de la quantité de belles fleurs dont se couvrent ces arbrisseaux. Nous en donnerons ici la nomenclature jardinière, pour répondre aux desirs de plusieurs de nos souscripteurs.
On sait que les individus compris dans cette liste ne s’éloignent les uns des autres que par de très-légères différences prises particulièrement dans le port des arbrisseaux, ou dans la couleur des pétales, enfin dans quelques légers accidents qui ne sont d’aucune importance aux yeux des botanistes, circonstances pour lesquelles plusieurs amateurs en ont écarté beaucoup de leur collection. Cependant nous pensons qu’un massif, uniquement composé de ces Rosiers-Agathe, greffés sur des églantiers de deux à trois pieds, rapprochés entre eux et disposés en gradins, ferait un effet très-beau, d’autant plus que ces ar-brisseaux, qui fleurissent presque tous à la même époque, offriraient le tableau d’une immense quantité de Roses très-doubles, de couleur variée, et qui se succéderaient pendant plus d’un mois.
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